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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 20:48

Très vite, grâce à mes visiteurs, je compris qu'Alice était une enfant qui devait avoir été adoptée par Pablo Picasso et l'une de ses compagnes. Lors de mes toutes premières recherches, il me sembla que l'on ne savait pas exactement qui était cette compagne. L'on ne savait d'ailleurs que peu de choses, à l'évidence.

 mémoire google

source de la photo: le blog de Guillemette Faure sur le site des Inrocks

 

Il ne me fallut pas trop longtemps pour retrouver la trace d'un téléfilm, diffusé sur Arte à 20 heures 30 le 14 septembre 2007, intitulée Monsieur Max., paru à l'occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire de la parution du Cornet à dés. Cette fiction, faisait état d'un personnage romanesque, nommé Alice, interprété par Dominique Blanc, tentant l'impossible pour sauver Max Jacob, suite à son arrestation par la Gestapo en 1944. Etait-ce une rediffusion de ce téléfilm  qui expliquait cet intérêt soudain pour Alice ? Mais surtout, je me demandai si Alice était donc seulement un personnage de fiction.


L'article de Wikipedia sur le sujet était plus précis :

« Ce récit est également construit en parallèle avec celui d'Alice, une petite fille devenue une jeune femme, que Max Jacob avait élevée. Picasso et sa compagne du moment avaient auparavant adopté cette enfant mais sans jamais s'en occuper. »

 Finalement, peut-être Alice avait-elle quand même été réelle ? Comment le savoir ?


Me fallait-il déjà me désintéresser de Pablo Picasso pour suivre les pas de Max Jacob ? Cela me semblait un peu prématuré car je n'en étais qu'au début de mes recherches mais il était certainement important aussi de me laisser guider sur des chemins de traverse, quitte à emprunter parfois des sentiers qui ne mènent nulle part et à devoir revenir sur mes pas. L'important restait le chemin !

 

Je délaissai alors momentanément les méandres de la Toile pour me glisser voluptueusement dans ce merveilleux univers des siècles passés qu'est celui des anthologies, des dictionnaires et des encyclopédies. Les pages aux textures soyeuses et au parfum tenace de papier jauni dans lesquelles je pus plonger m'apportèrent en vérité peu de renseignements sur la vie privée de Pablo Picasso car ils s'intéressaient en premier lieu -et c'est bien légitime- à l'oeuvre du maître et à l'évolution pour le moins spectaculaire de sa peinture.

 

Néanmoins, il me fut confirmé que l'amitié de Pablo Picasso et de Max Jacob remontait aux toutes premières années du vingtième siècle, à l'époque où Picasso effectua de nombreux voyages à Paris, avant de s'installer définitivement en France en 1904. Cela signifiait que, si Max Jacob avait un lien quelconque avec une enfant adoptive de Picasso, cela était sans doute postérieur à l'année 1904.

 

De même, les livres furent peu loquaces sur la vie de Max Jacob : Ils ne révélèrent rien de plus que ce que les biographies autorisées ou improvisées soulignent invariablement mais ils confirmèrent néanmoins que le poète s'était retiré dès 1921 à l'abbaye bénédictine de Saint-Benoît sur Loire, où  il fut arrêté en 1944 par la police nazie, avant d'être transféré à Drancy où il mourut la même année ; et que, de confession juive à sa naissance, lorsqu'il s'était converti au catholicisme en 1915, c'est Pablo Picasso que le poète avait choisi pour parrain ;

 

L'on constatera sans peine que si ces recherches confirmaient avec force les liens étroits qui avaient uni Pablo Picasso et Max Jacob depuis l'époque du Bateau-Lavoir, en revanche, sur la trace d'Alice, malheureusement, je n'avançais guère !


Mais je ne désarmai pas.


De retour dans le monde virtuel, j'entrepris de faire tourner à nouveau le moteur des recherches universelles, en panne de liens pertinents. Il me fallut expérimenter quelques combinaisons aléatoires de mots clés, sans grand succès, avant d'entrevoir la porte que je cherchais. Je me rendis donc avec beaucoup d'intérêt au « guichet du savoir », où j'obtins enfin les précieux renseignements que je cherchais !


C'est là que j'appris que Pablo Picasso et sa compagne d'alors, Amélie Lang, également appelée Fernande Olivier ou Fernande Bellevallée, avaient dû renoncer à donner naissance à un enfant et que c'est sans doute pour cette raison qu'en 1907, ils avaient fini par adopter, dans un orphelinat, une adolescente de 13 ans.

 

Une jeune fille prénommée...Raymonde. Ou bien Léontine... Cela expliquait mieux pourquoi il était si difficile de retrouver la trace d'Alice !

 

Malheureusement, il semblait bien que, pour le moment au moins, les recherches s'arrêteraient là car, si l'on en croyait les sources précédentes, il s'avérait que, quelques mois seulement après son adoption, la jeune fille fut ramenée à l'orphelinat. Triste destin !


Et un destin qui relativisait beaucoup la note de Wikipedia selon laquelle Max Jacob avait élevé l'enfant... Pouvait-on même seulement croire Dan Franck, le scénariste du téléfilm Monsieur Max lorsqu'il expliquait que c'est Max Jacob lui-même qui ramena l'enfant à l'orphelinat ?

 

Pour le moment, je n'en savais pas davantage...

 

en travaux

 

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Published by alice lightwood - dans rencontres en contes
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